Enjeux du contrôle de la pratique professionnelle dans un centre de santé et de services sociaux – comment concilier différentes logiques? (Les)

Numéro de cas : 9 40 2016 016
Cas publié dans la Revue internationale de cas en gestion, vol. 14, no 4
Date :  2016-10-13
Notes pédagogiques incluses :  Oui
Résumé

Le cas porte sur une réorganisation du travail au sein d’un CSSS (Centre de santé et de services sociaux), dont les services de soutien à domicile emploient environ 70 infirmières, 50 travailleuses et intervenantes sociales, et 20 autres intervenants de diverses disciplines. En 2008, M. Vallerand, directeur du programme des services aux personnes âgées en perte d’autonomie (SPPA) et des services d’hébergement, entreprend de réorganiser le travail des équipes en soins à domicile et de mettre en place un modèle de supervision clinique qu’il estime plus efficace. La réorganisation que propose M. Vallerand passe notamment par une redéfinition des rôles des superviseures cliniques, visant à assurer non seulement une plus grande implication de ces dernières dans le soutien clinique aux intervenantes, mais aussi un renforcement de leur fonction de surveillance de la pratique. Trois ans après une première tentative pour revoir le mode de supervision des équipes, le modèle révisé de supervision ne répond toujours pas aux attentes de la direction et les indicateurs de performance du programme restent en deçà des cibles fixées. À la demande de la direction, M. Vallerand doit mettre en œuvre une nouvelle vague de mesures axées sur une évaluation formelle du rendement des intervenantes. Ces nouveaux changements sont mal accueillis tant par les intervenantes que par les superviseures cliniques, qui les perçoivent comme des entraves à leur autonomie professionnelle et comme des risques à la qualité des services aux patients. Malgré des impacts positifs des changements sur certains indicateurs de performance, le climat de travail des équipes montre des signes de détérioration. La culture de collaboration et d’entraide qui prévalait semble se transformer en une culture de performance et de résultats. À la lumière d’une telle évolution, M. Vallerand se demande s’il est possible de concilier ces deux logiques et, si oui, comment.

Objectifs pédagogiques
  • Analyser les différentes logiques qui sous-tendent les mécanismes de supervision et d’imputabilité dans le secteur de la santé et comprendre leurs caractéristiques distinctives.
  • Comprendre les possibilités, les contraintes et les enjeux associés à différents modes de supervision dans un contexte professionnel.
  • Comprendre comment différentes formes de supervision peuvent être mobilisées pour servir de levier à l’amélioration de la performance des employés dans un contexte professionnel.
Discipline principal :  Management  - Gestion du changement
Discipline secondaire :  Non disponible
Secteurs d'activité :  Santé
Type de document :  Cas traditionnel (Cas descriptif)
Lieu de l'événement :  Province de Québec, Canada
Année de début de l'événement :  2008
Année de fin de l'événement :  2012
Taille de l'entreprise :  Petite et moyenne entreprise
Concepts et théories en lien avec le cas
  • Modèle des différentes logiques d’imputabilité dans les services de santé (Dubois, 2008)
  • Théorie des trois fonctions associées à la supervision : formative, normative, soutien (Kadushin, 1976)